| La prostitution étudiante, pour l'argent mais encore... |
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Dans l'univers de la prostitution étudiante, on parle d'escorting, terme désignant en anglais un service d'accompagnement individuel et personnalisé. Dans la perspective de l'escorting stricto sensu le rapport sexuel ne fait pas partie du contrat mais reste une intention implicite. Un nouveau genre d'escortes s'est développé, notamment grâce à la démocratisation du net. Il est pratiqué par des étudiant(e)s qui gagnent ainsi de l'argent pour financer leurs études tout en suivant les cours. Dans ce type d'escorting, le rapport sexuel est clairement compris dans le contrat tarifé. Petite chronologie sur un phénomène assez médiatisé: Parallèlement, paraissait un livre témoignage d'une étudiante dénommée Laura.D: Mes Chères études, lequel vient d'être adapté sur les écrans. La raison principale à cette prostitution est l'argent, cependant dans son ouvrage, E.Clouet énumère d'autres raisons. Ce peut être, selon le cas, une volonté de rompre avec des valeurs familiales trop rigides, la volonté farouche d'une revanche sur les hommes (déception amoureuse...), l'excitation de mener une double vie ou investir une double personnalité, briser les interdits, ou encore retrouver confiance en soi en se rendant désirable. Une prostitution privilégiée ? L'attractivité du gain (200 à 300euros par heure) au regard du temps dépensé fait de cette prostitution une activité ménageant l'emploi du temps des intéressées. Elle n'entre pas en conflit avec les études. Enfin, les relations tarifées ne consistent pas uniquement en un rapport sexuel mais comportent aussi un échange humain, des discussions fortement recherchées par les deux partenaires. Ce temps d'échange, dénommé le social-time, donne l'occasion aux étudiantes de parler avec des hommes, souvent plus âgés, évoluant dans un milieu socio-professionnel relativement élevé. En clair, le social-time, outre rendre la prestation plus naturelle et plus humaine, peut éventuellement permettre aux étudiantes de se créer un réseau potentiellement utile. Certes privilégiée mais... On peut en effet s'interroger sur l'exhaustivité des témoignages récoltés par E.Clouet. En effet, il est possible que les interlocutrices de l'auteur aient cherché à mettre en avant les aspects positifs et minimiser les probables dégâts, présents ou à venir, sur leur psychologie. L'auteur n'épargne d'ailleurs pas cette éventualité dans la conclusion de son livre. Le regard d'un client:
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Selon le syndicat Sud étudiant, 40 000 étudiant(e)s se prostitueraient en France pour financer leurs études. La réalité est cependant plus complexe.

